Canicules : le réseau CIBTP mobilisé pour soutenir les entreprises du BTP

Alors que l’été a été marqué par plusieurs épisodes de canicule, le réseau CIBTP a mobilisé un mécanisme exceptionnel de solidarité pour contribuer au soutien des entreprises du BTP.

Depuis fin mai 2026 et un premier épisode de canicule particulièrement précoce, de nombreux territoires ont subi, de manière répétée, des périodes de très fortes chaleurs. Face aux conséquences humaines et économiques de ces situations, le réseau CIBTP, acteur majeur d’une profession attachée à la solidarité, a décidé de se mobiliser.

Ouverture anticipée de la période d’éligibilité des “arrêts canicule”

Les règles du régime de chômage intempéries du BTP prévoient que les arrêts pour cause de canicule sont recevables durant la période annuelle de vigilance, comprise entre le 1er juin et le 30 septembre.

Le 26 mai, alors que plusieurs départements étaient touchés par des épisodes de fortes chaleurs, CIBTP France a pris la décision d’anticiper l’ouverture de la période d’éligibilité. Cette décision exceptionnelle a permis de couvrir les entreprises éligibles dans les départements concernés.

Arrêts canicule : quels sont les critères ?

Pour être recevable, l’arrêt déclaré doit se produire

  • durant la période annuelle de vigilance canicule (1er juin-30 septembre),
  • sur un chantier situé dans un département placé par Météo France en vigilance canicule orange ou rouge ou bien faire l’objet d’un arrêté préfectoral équivalent.

Présentes sur le terrain, les caisses CIBTP se sont montrées réactives dans la mise en œuvre de cette mesure exceptionnelle de soutien venue compléter le dispositif existant de chômage intempéries.

Le régime de chômage intempéries : un dispositif de solidarité professionnelle et de protection des salariés

Depuis 1946, le régime de chômage intempéries du BTP a non seulement pour vocation de protéger la santé et la sécurité des salariés exposés à des conditions météorologiques rendant leur travail impossible ou dangereux mais aussi de mutualiser le risque financier supporté par leurs employeurs lorsqu’ils sont confrontés à ces aléas.

En pareil cas, l’employeur a la responsabilité d’arrêter le chantier et, s’il n’est pas possible d’organiser le travail autrement, de placer ses salariés en arrêt. L’entreprise verse alors une indemnité calculée selon des règles spécifiques.

Le régime de chômage intempéries intervient a posteriori, si l’arrêt est déclaré et recevable, en remboursant à l’entreprise une partie des indemnités et en prenant en charge les cotisations de congé payé et, pour les ouvriers, les cotisations de retraite complémentaire.

Le régime couvre depuis l’origine les risques de neige, gel, inondations et vents violents ainsi que, depuis 2024, le risque de canicule.

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